La Chambre des pêches maritimes de la Méditerranée alerte la « patronne » de l’Exécutif sur les difficultés croissantes rencontrées par les professionnels du secteur. Intitulée « Demande d’intervention gouvernementale urgente pour remédier à la crise de l’arrêt de l’activité des bateaux de pêche dans les ports du nord et du nord-est du Royaume », la lettre souligne que la poursuite de la situation actuelle menace directement l’activité de plusieurs bateaux et compromet la rentabilité économique des sorties en mer. L’augmentation continue des charges d’exploitation, notamment du prix du gasoil marin destiné à la pêche, y est aussi décriée. Cette réalité réduit la rentabilité des campagnes de pêche et fragilise la pérennité de nombreux bateaux, mettant également en péril les moyens de subsistance des marins et des différentes catégories de professionnels qui dépendent de cette activité.
Face à l’aggravation de la crise et à ses répercussions économiques et sociales sur les professionnels, les marins et les activités portuaires, la Chambre appelle le gouvernement à agir sans délai et à mettre en œuvre des mesures concrètes pour en atténuer les effets. Parmi les pistes avancées figure le plafonnement éventuel des prix du gasoil destiné à la pêche maritime. La Chambre propose également d’étudier la mise en place d’un mécanisme de soutien direct aux professionnels. Ces mesures devraient tenir compte des spécificités de l’activité maritime ainsi que du poids des charges supportées par les propriétaires de bateaux.
L’instance professionnelle prévient que la persistance de ces difficultés, conjuguée à l’arrêt de plusieurs bateaux, risque d’accentuer les pertes enregistrées dans le secteur. Elle appelle ainsi à des décisions concrètes, à même de répondre aux attentes légitimes des professionnels et de contenir les conséquences d’une crise dont les effets s’étendent progressivement.
Les conséquences de cette situation dépassent le seul cercle des propriétaires de bateaux et des marins, rappelle la Chambre. La baisse de l’activité menace également les revenus des familles, l’approvisionnement des marchés en produits de la mer et les différentes activités et prestations de services liées à la pêche maritime. La crise revêt ainsi une dimension économique et sociale plus large, qui dépasse les frontières du secteur lui-même. Pour la Chambre, il devient nécessaire de trouver une réponse à la fois urgente, équitable et durable, afin de garantir la continuité de l’activité des bateaux tout en préservant la stabilité du tissu professionnel et social dans les ports concernés.

