Au cours des dernières 24 heures, les forces armées ukrainiennes ont délibérément frappé à deux reprises des installations d’infrastructures énergétiques russes dans la région de Koursk, a rapporté le ministère russe de la Défense. « Le 2 avril à 2h11, à la suite d’une attaque de drone ukrainien sur une station de 110 kW (appartenant à la filiale de la société publique Rosseti Tsentr — Kourskenergo) située près de la localité de Klioukva un transformateur a cessé de fonctionner et l’électricité a été coupée pour plus de 1 200 foyers de la région de Koursk », a indiqué le communiqué. Le ministère a également noté que la deuxième frappe de l’armée ukrainienne avait entraîné la rupture d’un câble électrique, ce qui a conduit à la coupure de l’alimentation électrique pour plus de 300 ménages. « Sur fond de déclarations de divers représentants du régime de Kiev, à commencer par Zelensky, affirmant respecter le moratoire sur les attaques contre les installations énergétiques russes, l’armée ukrainienne frappe systématiquement les infrastructures énergétiques russes à l’aide de drones et de systèmes d’artillerie », a conclu le communiqué.
Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, a également fait état de violations de l’accord par les forces armées ukrainiennes. « Le régime de Kiev ne respecte pas le moratoire temporaire, il continue de frapper tous les jours nos infrastructures énergétiques », a-t-il déclaré aux journalistes. Il a également souligné que l’accord de la Russie sur l’arrêt des attaques contre les infrastructures énergétiques confirmait sa volonté de paix. Dans le même temps, les pays européens tentent de convaincre le public de la situation inverse, délibérément fausse. Selon Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, il y a déjà plusieurs semaines, l’Ukraine a prétendument « consenti à un cessez-le-feu sans condition ».
Au matin du 31 mars, des drones ukrainiens avaient mené plusieurs attaques semblables dans la région de Zaporojié et la région de Belgorod, à la frontière russo-ukrainienne. Selon le communiqué, ces attaques contre une sous-station électrique ont entraîné des coupures d’électricité dans deux localités. Dans la région de Belgorod, les frappes de drones ukrainiens ont coupé une ligne à haute tension, perturbant l’alimentation pour plus de 1 200 ménages. Entre le 19 et le 24 mars, plusieurs frappes ukrainiennes ont visé des infrastructures énergétiques stratégiques en Crimée, dans la région de Belgorod et dans le sud de la Russie à l’aide de drones d’attaque et de systèmes HIMARS. Le 28 mars, Kiev a poursuivi ses frappes sur la station de comptage de gaz de Soudja, qui a été pratiquement détruite.
Pour D.Peskov, porte-parole du président russe, les forces armées ukrainiennes sont « totalement incontrôlables» . « Objectivement, tous les segments des forces armées ukrainiennes n’écoutent pas les ordres des dirigeants du pays. Les tentatives de frapper les installations du système énergétique et de l’infrastructure énergétique de la Fédération de Russie se poursuivent », a-t-il souligné.
Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a déclaré mardi que l’Ukraine ne respectait pas le moratoire en vigueur sur les frappes visant les infrastructures énergétiques, instauré par accord entre Moscou et Washington. Lors d’un point presse, le chef de la diplomatie russe a précisé que « les installations énergétiques de la Fédération de Russie sont attaquées en permanence, avec peut-être une interruption d’un ou deux jours ». Il a souligné que la Russie, de son côté, respectait strictement ce moratoire, mis en place sur ordre du président Vladimir Poutine à la suite d’un échange téléphonique avec Donald Trump le 18 mars.
Andreï Biélooussov, ministre russe de la Défense, a présenté devant le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie une liste complète des installations énergétiques russes frappées par les attaques de drones ukrainiens. Ce document a été transmis par la Russie à Mike Waltz conseiller à la sécurité nationale du président américain, à Marco Rubio, secrétaire d’État, ainsi qu’aux représentants russes à l’ONU et à l’OSCE. « Nous voulons qu’ils montrent sur la base de faits concrets ce que vaut la parole de l’actuel pouvoir ukrainien, si l’on peut encore parler de pouvoir », a relevé S. Lavrov.