La nouvelle étude nationale qui dessinera la « Vision agricole 2050 » portera sur plusieurs axes qui tournent autour d’une meilleure gestion des sols et de l’eau, de la mobilisation des ressources hydriques non conventionnelles, l’adoption de technologies agricoles de pointe, la modernisation des circuits de distribution, le renforcement de la sécurité sanitaire et l’optimisation de l’accès au financement pour les agriculteurs.
Elle inclura un bilan détaillé de la stratégie Génération Green, permettant d’évaluer les avancées réalisées et de déterminer les actions à intensifier d’ici 2030. Les analyses s’appuieront sur les données disponibles à l’échelle nationale et régionale, ainsi que sur les rapports internationaux relatifs au climat et à l’eau.
Une attention particulière sera portée à l’évolution des sols et des ressources en eau, avec des projections pour 2035, 2040 et 2050. Les potentialités agricoles seront étudiées par région et par bassin hydraulique, et illustrées par des cartes idoines. L’étude évaluera aussi les superficies actuellement utilisées et leur évolution future, en mettant l’accent sur les terres irriguées et leur vocation.
Par ailleurs, la disponibilité en eau, qu’elle soit superficielle, souterraine ou issue de sources non conventionnelles, sera analysée pour anticiper les besoins en irrigation et assurer un développement équilibré du secteur. L’objectif est d’identifier les écarts entre la production attendue et les besoins alimentaires du pays, puis de proposer des solutions pour y remédier, le but étant de mieux gérer la demande, d’augmenter la production ou de recourir aux importations.
Enfin, deux scénarios de développement agricole seront élaborés et discutés avec le ministère de l’Agriculture. Le premier vise une maximisation de la valeur ajoutée et de l’autosuffisance pour les produits essentiels, tandis que le second combine souveraineté alimentaire et complémentarité avec les importations, offrant une flexibilité stratégique face aux aléas climatiques et économiques. Cette démarche, à la fois ambitieuse et pragmatique, marque une étape majeure pour préparer le Maroc à un avenir agricole résilient, durable et compétitif.
