Le rapport annuel du Conseil a recensé plusieurs plaintes de la part de citoyens ayant été exclus du programme de soutien direct aux familles vulnérables. Une centaine de personnes se sont dirigées vers le CNDH pour se plaindre de leur exclusion de ce programme national bien qu’elles estiment faire partie des catégories ciblées. Le Conseil a estimé que cette situation reflète le cas de nombreuses personnes injustement exclues à cause d’indicateurs qui ne prennent pas en compte la situation de plusieurs familles.
Le Conseil estime ainsi que le ciblage des personnes éligibles reste l’un des défis posés par le système, soulignant que cette première expérience dans le genre, est limitée par les mêmes problèmes rencontrés dans les précédents programmes comme ceux de la Caisse de compensation.
Il constate ainsi que le processus de détermination des bénéficiaires rencontre encore des difficultés comme le montrent ces plaintes de catégories exclues dont font partie de nombreuses femmes.
Le rapport met en avant des dysfonctionnements notés comme certains cas ayant bénéficié des aides en ayant fourni des informations inexactes, ou d’autres catégories exclues de la couverture médicale obligatoire à cause d’une évaluation jugée trop élevée de leur situation sociale.
Il met en avant également la non prise en considération des disparités territoriales, notamment le coût de la vie différent d’une région à une autre ou d’un quartier à un autre, révélant ainsi des différences de modes de vie et dans les frais de chaque foyer.
Par ailleurs, il relève que plusieurs catégories devant être bénéficiaires ont été exclues du programme à cause du retard observé dans leur inscription au Registre social unifié, ou l’accomplissement d’autres démarches administratives, leur absence de compte bancaire, ou simplement par manque d’information.
Enfin, le rapport a noté l’inadéquation entre le montant du soutien et les réalités du pouvoir d’achat des familles et de l’inflation. Il rappelle que le montant du soutien, fixé à partir de 500 dirhams a été fixé en 2021 avant que les taux d’inflation ne soient revus à la hausse, notant que dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, cette aide servirait à un moyen de consommation immédiate.
