Home MondeAffaire Epstein : Pour sauver sa peau, G. Maxwell n’hésite pas à éclabousser du « beau monde »

Affaire Epstein : Pour sauver sa peau, G. Maxwell n’hésite pas à éclabousser du « beau monde »

by Perspectives Med
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Affaire Epstein : Pour sauver sa peau, G. Maxwell n’hésite pas à éclabousser du « beau monde »

Elon Musk, Bill Clinton, Alan Dershowitz, Les Wexner, Leon Black : tous ces noms apparaissent dans une liste explosive que G. Maxwell a remise au ministère de la Justice américain, lors de deux jours d’interrogatoire sous protection, selon une enquête exclusive du Daily Mail datée du 27 juillet 2025. L’information sur cet interrogatoire a d’abord fuité dans la presse, mais son contenu est resté secret jusqu’à présent.

Selon une source proche du dossier citée par le même média, Todd Blanche, vice-ministre de la Justice, a posé à G. Maxwell des questions sur plus d’une centaine d’hommes cités dans les documents liés à Epstein. En échange de ses déclarations, elle a obtenu une forme d’immunité limitée, conditionnée à la véracité de ses propos. Cette coopération intervient alors qu’elle tente de faire annuler sa condamnation devant la Cour suprême des États-Unis.  Condamnée à 20 ans de prison, elle a affirmé tout ce qu’elle savait, selon son avocat David Markus. Elle a notamment évoqué des personnalités politiques et économiques de premier plan : le prince britannique Andrew, B. Gates, ainsi que des figures de la Silicon Valley, du monde du spectacle et des cercles diplomatiques internationaux, selon la même source. Il s’agit de la première enquête officielle de cette ampleur impliquant ces personnalités. Une phrase revient avec insistance : «L’ironie, c’est qu’Elon Musk a déclenché tout ça», a confié une source au Daily Mail. Selon elle, tout a dégénéré lorsque E. Musk s’est brouillé avec D. Trump, puis a publié un message sur X affirmant que le président empêchait la publication des fichiers Epstein «pour se protéger». Pourtant, ajoute la source, E. Musk figure lui-même dans ces documents — aux côtés de son frère Kimbal. À ce jour, le milliardaire n’a pas réagi publiquement à ces accusations.

D. Trump, également cité dans les documents, nie toute implication personnelle. «Je n’ai jamais mis les pieds sur l’île d’Epstein», a-t-il martelé devant la presse en Écosse. Il affirme avoir «exclu Epstein de [son] club» à l’époque où ils fréquentaient les mêmes cercles à Palm Beach. Pourtant, plusieurs documents judiciaires mentionnent que D. Trump a pris l’avion privé d’Epstein dans les années 1990. Un rapport du Wall Street Journal affirme également qu’une lettre signée «Donald» et adressée à Epstein aurait été retrouvée parmi ses archives personnelles. Le président a répondu en attaquant le journal pour diffamation, réclamant 10 milliards de dollars de dommages.

Interrogé sur la possibilité d’accorder une grâce présidentielle à G. Maxwell, D. Trump a déclaré : «Je suis autorisé à le faire, mais ce n’est pas quelque chose auquel j’ai pensé». Cette réponse ambiguë a immédiatement enflammé les réseaux sociaux. Lorsqu’un mème affirmant que D. Trump allait gracier Maxwell si elle le blanchissait est apparu, E. Musk a réagi en postant un émoji allant dans ce sens.

À Washington, l’affaire Epstein prend désormais une tournure politique. Deux élus du Congrès, Thomas Massie (Républicain) et Ro Khanna (Démocrate), ont déposé une résolution commune pour forcer la publication de tous les fichiers liés à Epstein. Dans l’émission NBC Meet the Press, T. Massie a dénoncé «une protection systémique des puissants» et averti que ce flou allait démobiliser l’électorat conservateur à l’approche des élections de mi-mandat. Leur proposition, pourtant transpartisane, a été bloquée par Mike Johnson, président républicain de la Chambre, qui a préféré une résolution non contraignante et allégée, en évoquant la nécessité de protéger les victimes mineures. T. Massie a répondu sèchement : «C’est un faux prétexte. Nos documents protègent l’identité des victimes. Ils veulent juste éviter d’exposer les coupables.»

Face à la pression croissante, le ministère de la Justice, par la voix de Pam Bondi, a déclaré le 8 juillet qu’il n’existait «aucune liste de clients» liée à Epstein, et qu’aucune nouvelle divulgation ne serait «appropriée». Une position jugée suspecte, puisque P. Bondi affirmait encore en février que «la liste était sur son bureau». Ce changement de cap a été perçu comme une dissimulation, y compris dans les rangs pro-Trump, où la base réclame la transparence. G. Maxwell doit désormais témoigner devant une commission du Congrès US le 11 août. Dans un climat de tensions et de méfiance, la fameuse « Epstein List » est désormais au cœur d’un affrontement entre justice, politique et opinion publique.

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