Samir Belfkih, ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, et porte-parole du gouvernement, a déclaré que Fouzi Lekjaa, ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, avait présenté le projet de loi.
Ledit projet, rappelle-t-on, avait été préparé sous l’ancien gouvernement piloté par Aziz Akhannouch. Il devrait passer par les fourches caudines de l’institution parlementaire. Discussions et amendements devraient être au rendez-vous dans les prochaines semaines. Les observateurs suivront à la trace les chiffres devant être alignés avec les options socio-économiques du nouvel Exécutif.
En attendant, force est de rappeler que lors de la présentation de la déclaration du gouvernement devant le parlement, des manifestations organisées par les enseignants devant l’instance parlementaire avaient été injustement dispersées par les forces de l’ordre. Mohamed Nabil Benabdallah, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement préscolaire et de la Formation professionnelle, a invité les représentants des syndicats de l’enseignement préscolaire à une réunion prévue mercredi au siège du ministère, à Rabat. Cette ouverture du gouvernement intervient dans le sillage des protestations menées par les enseignants et enseignantes et de l’évacuation manu militari de leur sit-in nocturne devant le Parlement. La réunion à laquelle se joindra Kamal Hachoumi, ministre délégué chargé de l’Enseignement préscolaire et de la Lutte contre le décrochage scolaire, se tiendra en présence des représentants des syndicats du secteur.
La réunion intervient dans un contexte marqué par la poursuite des revendications des enseignants.es du préscolaire, qui demandent des réponses à plusieurs dossiers touchant à leur situation sociale et professionnelle. La « coordination syndicale tripartite » continue depuis plusieurs mois de porter les revendications de cette catégorie de personnel. Celles-ci portent notamment sur l’intégration dans les cadres de la fonction publique, l’augmentation des salaires et la fin de l’intermédiation des associations dans la gestion du secteur.

