Dans un communiqué, L’Alliance a précisé que F-Z. Mansouri avait contacté les secrétaires généraux des deux partis membres, Abdelssalam Laâziz et Jamal El Asri, pour organiser cette réunion dans le cadre de ses consultations pour la formation du gouvernement, indiquant avoir initialement accepté de principe d’y participer. Néanmoins, l’Alliance a réaffirmé sa volonté de rester dans « l’opposition citoyenne » au Parlement. Elle considère que ce positionnement doit permettre d’exercer des responsabilités politiques et un plaidoyer sur les questions nationales.
Dans ce cadre, l’Alliance a exigé un lieu neutre pour la rencontre, justifiant que cela garantirait le caractère institutionnel de la réunion entre la cheffe du gouvernement et les leaders de partis politiques.
Le communiqué indique que l’absence de consensus sur le lieu a empêché la tenue de la rencontre. L’Alliance estime que F-Z. Mansouri conduit ces consultations en tant que coordinatrice de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité, ce qui a rendu impossible l’organisation de la réunion prévue.
L’Alliance de gauche maintient que son opposition dépasse un simple positionnement politique, soulignant son engagement pour l’intérêt supérieur du pays. Elle affirme continuer à œuvrer pour «un autre Maroc possible», basé sur la liberté, la dignité, la justice sociale, la démocratie et l’égalité effective.
Pour rappel, Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), a également refusé de rencontrer Mansouri au siège de son parti.
Le RNI dans la bascule
Par ailleurs, le bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI), formation sanctionnée par la vox populi, a exprimé sa volonté de participer au gouvernement. Cette décision a été prise lors d’une réunion dirigée par Mohamed Chouki, axée sur l’évaluation des résultats des dernières élections, l’analyse de la situation politique actuelle et la discussion des orientations futures du parti.
Dans un communiqué, le parti a souligné que sa participation au futur gouvernement lui permettrait de jouer un rôle de premier plan dans la poursuite des réformes en cours, la consolidation des acquis et la gestion des défis à venir, tout cela dans l’intérêt supérieur de la nation et pour répondre aux attentes des citoyens.
Cependant, cette position n’est pas une décision finale. Le bureau politique a décidé de soumettre cette question au Conseil national, prévu pour le samedi 3 octobre 2026 à Rabat, afin de l’examiner de manière approfondie en tenant compte des consultations politiques et du contexte actuel, conformément aux procédures internes du parti.
Concernant les résultats des dernières élections législatives, le bureau politique a reconnu un recul par rapport au scrutin précédent. Il considère toutefois, que le RNI maintient son statut de force politique significative, grâce à sa présence électorale et organisationnelle dans les différentes régions du Royaume. Il a également insisté sur l’importance d’analyser les résultats avec discernement, d’écouter les messages des électeurs et d’en tirer les leçons nécessaires.

