José Manuel Albares, ministre des Affaires étrangères, a voulu rassurer les sénateurs, affirmant que ces forages se déroulent « en dehors des eaux territoriales et juridictionnelles de l’Espagne », selon des médias ibériques. Le chef de la diplomatie a souligné que « ces questions sont en cours de discussion au sein d’un groupe de travail sur la délimitation des espaces maritimes avec le Maroc ». Il a ajouté que « tout ce qui concerne cette affaire relève du droit international et doit être résolu conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, sur la base d’un accord mutuel et dans le plein respect du droit international. »
Ces explications n’ont pas convaincu un sénateur du parti Coalition canarienne, qui a souligné que les prospections israéliennes ont lieu « dans des eaux sahraouies occupées de facto par le gouvernement marocain suite à une délimitation unilatérale à laquelle le gouvernement espagnol n’a rien fait ». Il fait référence aux lois 37.17 et 38.17, publiées Bulletin officiel du 30 mars 2020.