L’Union marocaine du travail (UMT), la Confédération démocratique du travail (CDT), l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), la Fédération nationale de l’enseignement (FNE) et la Fédération démocratique de l’enseignement (FDT) – ont tenu une réunion samedi 29 mars pour analyser les développements récents du secteur éducatif et le suivi de la mise en œuvre des accords. A cette occasion, ils ont pointé la responsabilité du gouvernement et du ministère de l’Éducation nationale dans ce qu’ils qualifient de « reniement » des accords et engagements conclus dans les protocoles des 10 et 26 décembre 2023. Ils dénoncent également dans leur communiqué le non-respect des engagements formels du ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, pris lors de la réunion du 18 février 2025, visant à activer toutes les dispositions de ces accords ainsi que les conclusions des réunions du comité technique. Ainsi, la tutelle est appelée à se prononcer sur le sort réservé au dialogue sectoriel et aux dossiers en suspens, notamment ceux inclus dans les accords des 10 et 26 décembre 2023, le statut général, ainsi que l’accord du 26 avril 2011, en plus des questions liées à la gestion des ressources humaines.

Pour éclairer l’opinion, les syndicats ont annoncé la tenue d’une conférence de presse pour faire la lumière sur l’état du dialogue sectoriel et ses perspectives, tout en réaffirmant leur engagement à défendre avec détermination les droits et acquis des enseignantes et enseignants.

Ils insistent sur la mobilisation sans faille des personnels de l’éducation, toutes catégories confondues, pour l’application intégrale des accords signés avec le gouvernement et le ministère de l’Éducation nationale. Et mettent en avant l’importance d’un dialogue social sérieux, responsable et respectueux des délais convenus pour l’application de l’ensemble des dispositions du statut général, des accords précités et des conclusions des réunions conjointes.

Les syndicats annoncent leur soutien total à toutes les mobilisations sectorielles menées par la coordination syndicale quintuple, ainsi qu’à toutes les grèves et protestations visant à faire valoir les droits des enseignants. Et rappellent que « la mise en œuvre rapide des engagements est essentielle pour préserver la crédibilité des accords sociaux et donner un réel sens au dialogue sectoriel ». Comme ils dénoncent des décisions arbitraires portant gravement atteinte à l’école publique, tandis que le gouvernement tente de masquer son incapacité à tenir ses engagements en promouvant un discours illusoire sur des réformes éducatives qui n’existent pas sur le terrain.

Ils rappellent que « l’ensemble des dispositions des accords des 10 et 26 décembre 2023, ainsi que les engagements et conclusions des réunions du comité technique conjoint jusqu’au 9 janvier 2025, constituent des obligations contraignantes pour le ministère de l’Éducation nationale et le gouvernement ». À ce titre, ils exigent leur mise en œuvre immédiate, sans report, sans détournement et sans revirement.

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