Comparant la trajectoire financière du pays à ses étapes antérieures, il a souligné que le développement de la situation budgétaire offre aujourd’hui des marges de manœuvre plus larges pour soutenir les grands chantiers de développement. Toutefois, le ministre a prévenu que l’abondance relative des ressources impose une vigilance accrue et une rigueur renforcée dans la gouvernance financière, afin d’assurer que l’État réponde aux attentes croissantes sans altérer l’équilibre macroéconomique.
Évoquant la complexité de la gestion publique face à l’élévation des exigences citoyennes et aux incertitudes géopolitiques mondiales, Fouzi Lekjaa a rappelé que les ambitions portées par le Roi imposent une mobilisation sans faille des compétences nationales. Il a en ce sens insisté sur la nécessité d’orienter prioritairement les moyens disponibles vers des projets générateurs d’impacts concrets. Dans cette perspective, l’horizon 2030 et ses échéances stratégiques se sont imposés au cœur de son intervention : le ministre a appelé à accélérer la mise à niveau des infrastructures, à valoriser le capital humain des jeunes, à stimuler l’emploi décent et à consolider une croissance durable, capable d’absorber les chocs extérieurs.

