Mokhtar Amine Khalif, directeur général des affaires consulaires, a signifié cette mesure à Khalil Cheihani, chargé d’affaires du consulat général du Maroc en Algérie, lors d’une réunion au siège du ministère algérien des Affaires étrangères.  Considéré comme persona non grata, M. Soufiani a été sommé de quitter le territoire algérien sous 48 heures.

Selon Alger, cette décision fait suite à des « agissements illicites » jugés contraires à l’exercice de ses fonctions consulaires et en violation des lois algériennes. Les autorités évoquent également un non-respect des conventions et usages diplomatiques, notamment la Convention de Vienne sur les relations consulaires. Cette expulsion marque une nouvelle détérioration des relations entre les deux voisins, déjà marquées par une rupture diplomatique depuis août 2021.

Le même jour, et bien que les frontières terrestres avec le Maroc soient fermées depuis 1994, les autorités algériennes ont annoncé l’arrestation de « quatre ressortissants marocains pour trafic de drogue », selon un communiqué du ministère algérien de la Défense, rapportent des médias locaux.

L’opération s’est déroulée dans la « 3e Région militaire », qui inclut le Sahara oriental, où « les gardes-frontières ont intercepté un groupe de quatre Marocains tentant d’introduire clandestinement 106 kg de kif traité en Algérie », précise le communiqué. « Ces trafiquants ont été arrêtés en flagrant délit alors qu’ils tentaient de franchir la frontière ouest du pays, une zone sous surveillance constante des services de sécurité algériens », précise-t-on. Malgré cela, le ministère de la Défense annonce chaque mercredi la saisie de quantités de drogue supposément en provenance du Maroc.

Cette arrestation survient quelques jours après les assertions du président algérien lors d’une réunion du conseil des ministres. Abdelmadjid Tebboune a affirmé que son pays fait face à une « guerre non déclarée », où la drogue est utilisée comme une arme contre l’Algérie, notamment depuis ses frontières ouest et sud. Selon lui, cette guerre est menée par des « forces du mal » cherchant à affaiblir les jeunes générations et à saper les valeurs sociales algériennes, que le pays s’efforce de préserver avec détermination.

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