« Beaucoup de gens au Canada aimeraient être le 51e État. Les États-Unis ne peuvent plus tolérer les énormes déficits commerciaux et les subventions nécessaires à la survie du Canada. Justin Trudeau le savait et a démissionné », a écrit le 6 janvier D.Trump sur son réseau social Truth, dans la foulée de l’annonce par le Premier ministre canadien de son «intention» de démissionner. Le président élu américain, qui doit prendre ses fonctions le 20 janvier, a ainsi déclaré que si le Canada « fusionnait » avec les États-Unis, il « n’y aurait pas de droits de douanes », les impôts « baisseraient considérablement » pour ses habitants et le pays serait « totalement sûr » face à la « menace des navires russes et chinois qui l’entourent constamment ». « Ensemble, quelle grande nation ce serait ! » a-t-il conclut.
«  Le Canada n’a qu’à devenir le 51e État américain », avait lâché fin novembre Do. Trump, lors d’un diner dans sa résidence de Mar-a-Lago avec J. Trudeau. Rencontre sollicitée alors par Ottawa à la suite des menaces du président élu des États-Unis d’augmenter les tarifs douaniers de 25% sur les produits importés du Canada et du Mexique, si ceux-ci n’endiguaient pas le trafic de drogue et l’immigration illégale vers leur voisin. Si cette déclaration faisait alors figure de boutade – à laquelle J. Trudeau aurait répondu par un « rire nerveux », selon Fox News -, l’artisan de Make America Great Again (MAGA) a depuis réitéré sa proposition controversée quant à cette intégration du Canada au sein des États-Unis. « De nombreux Canadiens souhaitent que le Canada devienne le 51e État. Ils économiseraient massivement sur les impôts et la protection militaire. Je pense que c’est une excellente idée. 51e État ! » avait-il ainsi déclaré sur Truth Social à la mi-décembre.

En difficulté tant dans l’opinion qu’au sein même de son parti, J. Trudeau a déclaré le 6 janvier à la presse son « intention de démissionner ». L’imminence de cette annonce avait fuité dans la presse canadienne. Celle-ci devait intervenir avant une réunion nationale du parti prévue le 8 janvier « afin de ne pas donner l’impression qu’il a été forcé de partir », avait relaté The Globe and Mail, citant plusieurs sources au sein des Libéraux. La gouvernance Trudeau avait notamment été ébranlée à la mi-décembre, lors de la démission de la ministre des Finances, Chrystia Freeland. « Au cours des dernières semaines, vous et moi nous sommes retrouvés en désaccord sur la meilleure voie à suivre pour le Canada », avait-elle écrit au Premier ministre dans sa lettre de démission, publiée sur les réseaux sociaux, évoquant de « graves défis posés par les États-Unis ».

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