Casamemoire aura été prise en traitre ! Depuis sa création en 1995, après la démolition de la villa Mokri, l’association lutte sans relâche pour la sauvegarde du patrimoine architectural du XXᵉ siècle qui fait la différence en terme de patrimoine de la Métropole. L’association sensibilise, documente et œuvre pour une meilleure reconnaissance du patrimoine comme levier de développement urbain et culturel. Mais il semble que les autorités locales ne se soucient que peu de ce qui fait la richesse architecturale de la capitale économique et nourrit, par-delà le temps, sa mémoire. Nul besoin de rappeler que l’architecture du XXᵉ siècle apporte un cachet spécifique au rayonnement culturel, économique et touristique de Casablanca.

Si Casamemoire applaudit les initiatives qui tentent d’améliorer le cadre de vie des Casablancais, elle s’interroge sur la pertinence de l’option des démolitions. Opposer rénovation urbaine et préservation patrimoniale ne semble guère être la solution  la plus appropriée à adopter. La disparition du Bloc Bouazza ne doit pas ouvrir la voie à d’autres destructions irréversibles, fait valoir cette association dont les acteurs ne peuvent rien face au train des démolitions en branle.

Le Conseil de la ville s’ouvrira-t-il au tissu associatif en faisant valoir le sacro-saint principe de la démocratie participative ?  Une question à plusieurs milliards, sans doute…

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