« Nous avons formulé nos observations sur la proposition américaine de cessez-le-feu, et la question dépend désormais de la réponse israélienne et du sérieux de Netanyahu », a indiqué le S.G du Hezbollah dans une allocution télévisée. Concernant les observations du Hezbollah sur la proposition de Washington, N. Qassem a indiqué que le parti a décidé « de ne pas en divulguer la teneur aux médias », faisant observer que « l’ennemi israélien ne pourra obtenir à travers l’accord ce qu’il n’a pu obtenir sur le terrain ». Israël « ne peut pas nous imposer ses conditions », a-t-il insisté.

« La résistance n’est pas une armée régulière, elle lutte contre l’ennemi partout où celui-ci tente de progresser. C’est cela la mission de la résistance et son mode opératoire. Il est impossible qu’Israël nous batte et nous impose ses conditions. Nous sommes des hommes du terrain et nous y resterons », a tenu à rappeler le chef du Hezbollah.

N. Qassem a mis en garde l’entité israélienne en soulignant que son parti visera le « centre de Tel-Aviv » en riposte aux frappes israéliennes sur la capitale Beyrouth. « Israël a attaqué le cœur de Beyrouth, alors il doit s’attendre à ce que la réponse ait lieu au centre de Tel-Aviv. Il doit en payer le prix », a-t-il dit, après une série d’attaques israéliennes sur la capitale libanaise, dont l’une a visé dimanche le siège du parti Baas syrien à Ras el-Nabeh, dans lequel se trouvaient plusieurs responsables du bureau de presse du Hezbollah. Mohammad Afif, chef de ce bureau, a été tué dans ce raid.

Après s’être entretenu avec le président du Parlement libanais, Nabih Berri, à Beyrouth, A. Hochstein a indiqué qu’il se rendrait en Israël pour des discussions sur le cessez-le-feu avec des responsables de ce pays. « La réunion d’aujourd’hui est venue étoffer celle d’hier et a permis de réaliser des avancées supplémentaires. Je partirai donc d’ici quelques heures pour Israël afin de tenter, si possible, de mettre un terme » à cette situation, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Comme prévu, lorsque nous aurons fait des progrès, je me rendrai en Israël », a-t-il ajouté. « Nous allons travailler avec la nouvelle administration (américaine), nous allons déjà en discuter avec elle. Ils seront parfaitement au courant de tout ce que nous faisons », a déclaré A. Hochstein.Le Hezbollah et le gouvernement libanais ont fait savoir qu’ils étaient favorables à une proposition américaine, tout en émettant certaines réserves sur son contenu. Côté israélien, la même arrogance est affichée par Benyamin Netanyahu. « Nous serons obligés d’assurer notre sécurité dans le nord et de mener systématiquement des opérations contre les attaques du Hezbollah… même après un cessez-le-feu », a-t-il déclaré devant la Knesset le 18 novembre, a rapporté le Middle East Eye. Alors que les efforts diplomatiques se multiplient pour obtenir la cessation des combats entre le Hezbollah et l’armée israélienne, le Premier ministre israélien a réitéré sa volonté de rayer le Hezbollah de la liste des menaces planant sur l’État hébreu. « Le plus important n’est pas [l’accord qui] sera couché sur le papier », a insisté B. Netanyahou, en martelant « nous ne permettrons pas au Hezbollah de revenir à l’état dans lequel il se trouvait le 6 octobre 2023 », en référence à la veille de l’attaque sanglante menée par le Hamas dans le sud d’Israël, qui avait déclenché les hostilités dans la région.

Terrain miné

Sur le théâtre des opérations, un drone en provenance du Liban a explosé à l’intérieur d’une base militaire de l’armée israélienne en Galilée occidentale, ont rapporté, mercredi 20 novembre, les médias israéliens. Faisant écho au communiqué du Hezbollah qui avait précisé que ses combattants ont lancé à 06h10, une attaque aérienne avec un escadron de drones d’assaut contre une base logistique de la 146ème Division de l’armée ennemie israélienne (au nord de la ville de Cheikh Danoun), à l’est de la ville de Nahariya. L’attaque a atteint ses cibles avec précision. A cinq minutes d’intervalle, une deuxième attaque aux drones d’assaut a visé, elle, la base de Sharaga ( siège administratif du commandement de la brigade Golani) au nord de la ville occupée d’Akka (Acre). Les drones ont atteint leurs objectifs avec précision. Site qui a été pris pour cible pour la seconde fois à l’aide d’une salve de roquettes.

Pour sa part, Canal 12 a fait état de la chute d’un missile sur un bâtiment à Kiryat Shmona après le tir d’une salve de missiles depuis le Liban.

En parallèle, la résistance islamique continue à contrer toute avancée des forces d’occupation vers les villages frontalières du sud-Liban. Elle a précisé dans plusieurs communiqués avoir frappé les attroupements de l’occupation à 24h10, via un barrage de missiles sur le site de Jal al-Deir, en face de la localité de Maroun al-Ras. Cinq minutes plus tard, un barrage de missiles a visé un rassemblement des forces israéliennes sur le site d’Al-Marj (à proximité de Wadi Hounin), en face de la localité de Markaba. Au même moment, des obus d’artillerie ont plu sur un rassemblement des forces d’occupation à la périphérie sud de la localité de Shamaa.

Les médias israéliens ont rapporté que la salve de roquettes lancée sur Karmiel  et son entourage a fait un blessé lorsqu’un projectile s’est écrasée sur un bâtiment. Comme ils ont signalé qu’une force de l’unité Maglan est tombée dans une embuscade de la résistance au sud du Liban. Des morts et des blessés dans les rangs de l’armée israélienne ont été signalés. Les médias israéliens avaient rapporté que 18 soldats israéliens ont été blessés au cours des dernières 24 heures, dont 10 sur le front nord avec le Liban et 8 à Gaza. Plus tard, on a signalé que 5 militaires israélien tués dans un incident sécuritaire au sud du Liban.

Côté libanais, on déplore 5 martyrs dans des raids israéliens sur les localités de Maarakeh et Qlaylah. Plus tard, on a signalé le martyrs de 3 soldats de l’armée libanaise suite à une agression israélienne contre leur poste dans la localité de Sarfand.

Le Média militaire de la Résistance a en outre diffusé une vidéo des tirs de la Résistance contre les bases israéliennes de Tel Haim et Bet Lod à l’intérieur de la Palestine occupée. En outre, la Salle des opérations de la Résistance islamique au Liban a publié, mardi soir, un nouveau compte rendu concernant les développements de la « bataille des braves », abordant les détails de l’opération spécifique de Haïfa au cours de laquelle cinq bases militaires ont été ciblées simultanément, ainsi que la véritable version de l’embuscade tendue à la 51ème Bataillon de la Brigade Golani, sur l’axe Ainata – Maroun Al Ras – Aitaroun. Elle a affirmé que ses combattants continuent de faire face à l’agression israélienne contre le Liban et infligent de lourdes pertes à l’armée d’occupation, en termes d’équipements et d’effectifs, y compris d’officiers et de soldats, le long des lignes de front à la frontière, jusque dans les profondeurs de la Palestine occupée.

En ce qui concerne « l’opération spécifique de Haïfa », menée par le Hezbollah le 16 novembre, visant 5 bases militaires dans la ville occupée de Haïfa et dans la région du Carmel (Nesher, Tirat al-Carmel, Technical Haifa, Marine Haifa et Stella Maris), la salle des opérations de la Résistance a affirmé que cette opération menée avec des missiles spécifiques s’inscrit dans le contexte de la promesse de la Résistance islamique d’augmenter la série de ses « opérations Khaybar » et dément les allégations des dirigeants ennemis concernant la destruction des capacités des missiles de la résistance. L’opération de Haïfa a atteint ses objectifs : les missiles de la Résistance ont affecté les cinq bases militaires annoncées et ont contraint plus de 300 000 colons à se réfugier dans des abris. Les colons paient le prix de la propagation des bases appartenant à l’armée ennemie israélienne à l’intérieur des colonies et des villes occupées, et à proximité des intérêts commerciaux et économiques.

Concernant l’annonce israélienne « du lancement de la deuxième phase de l’opération terrestre » dans le sud du Liban, Résistance islamique a qu’après que les opérations aériennes et terrestres de l’armée israélienne dans la zone frontalière aient diminué de 40%, en raison de l’incapacité de ses unités à s’implanter à l’intérieur du territoire libanais, l’ennemi a rapidement annoncé le lancement de la deuxième phase de l’opération terrestre dans sud du Liban. Dès lors, ce sont les opérations défensives ciblées et qualitatives qu’elle a menées au cours de la « première phase de l’opération terrestre » qui ont contraint les forces de l’armée ennemie à se retirer au-delà de la frontière dans certains endroits, leur interdisant de s’implanter dans la plupart des localités frontalières.

L’armée de l’air  israélienne, poursuit ses agressions quotidiennes contre les villages frontaliers – qu’elle prétend contrôler – en menant des dizaines de raids contre ces villages via les avions de guerre et les drones, en plus des tirs d’artillerie et des opérations de ratissage depuis les sites frontaliers. Ces agressions confirment l’incapacité de l’armée ennemie israélienne à s’implanter dans le territoire libanais. La tentative d’avancer vers les zones situées au sud de Khiam, dans lesquelles l’armée d’occupation avait tenté auparavant de pénétrer avant de se retirer sous les attaques des moudjahidines, est une preuve supplémentaire de l’échec de la « première phase ».

Le nombre total d’opérations – déclarées – menées par les Moudjahidines contre les forces israéliennes depuis le début de « l’opération terrestre » jusqu’à la date de publication de ce communiqué s’élève à plus de 350 opérations sur le territoire libanais, et à plus de 600 opérations de tirs contre les divisions militaires israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, au cours desquelles l’armée ennemie israélienne a subi de lourdes pertes. « Nous assurons aux officiers et aux soldats de l’armée ennemie israélienne que ce qui est arrivé au « 51e bataillon » de la « Brigade Golani », à la périphérie de l’axe Ainata-Maroun al-Ras-Aitaroun, n’est qu’un début. Et entre nous et vous, il y a les jours, les nuits et le champ de bataille. Et comme l’a dit notre saint martyr, Sayed Hassan Nasrallah : « Vous entrerez verticalement et sortirez horizontalement », a lancé le Hezbollah.

Golani en prend pour son grade

Les Moudjahidines rappellent avoir surveillé les tentatives d’infiltration d’une force du 51e bataillon de la brigade Golani, affiliée à la 36e division, aux premières heures du mercredi 13 novembre depuis la zone frontalière entre les localités d’Aitaroun et Maroun al-Ras, vers la périphérie sud-est de la ville de Bint Jbeil, dans le but de mener des missions de reconnaissance au niveau de l’axe Ainata – Maroun Al-Ras – Aitaroun. En dépit des intenses campagnes aériennes menées par l’armée de l’air israélienne dans la région, la force est tombée dans l’embuscade qui leur a été tendue. Les forces ennemies sont arrivées mercredi à 9h50 dans la zone de l’embuscade, où un groupe de moudjahidines était stationné dans une maison endommagée par l’agression et dans les environs. Dès que les forces israéliennes se sont approchées du piège, les moudjahidines ont ouvert le feu sur elles de diverses directions, avec des mitrailleuses, les forçant à se disperser. Un groupe de forces hostiles est entré dans une maison de la zone dans le but de se mettre à l’abri des tirs des moudjahidines, et le reste des soldats s’est déployé autour d’elle. Après que les forces se soient installées dans la maison, les moudjahidines ont ciblé la maison de manière concentrée, avec un certain nombre d’obus antipersonnel et anti-blindés RPG, ce qui a conduit à la destruction de pans de la maison sur les membres de la force ennemie. Simultanément à l’effondrement de la maison, et au milieu de l’état de panique qui a frappé le reste des forces israéliennes déployées à proximité, les moudjahidines ont ouvert le feu avec leurs mitrailleuses sur les forces qui y étaient à proximité. Les affrontements se sont poursuivis dans la zone pendant plus de trois heures et les morts et les blessés ont été évacués sous une épaisse fumée.

Le bilan des pertes subies par l’armée d’occupation depuis qu’elle a annoncé le début de la « deuxième phase de l’opération terrestre au sud du Liban » le 12 novembre s’élève à plus de 18 morts et 32 blessés (dont certains grièvement atteints), en plus de la destruction de 5 chars Merkava et d’un bulldozer militaire, selon ce qui a été surveillé par les Moudjahidines de la Résistance islamique.

Ainsi, le bilan cumulé des pertes israéliennes depuis le 1er octobre comporte plus de 110 tués et plus de 1 050 blessés parmi les officiers et soldats de l’armée ennemie. 48 chars Merkava, 9 bulldozers militaires, deux véhicules Hummer, deux véhicules blindés et deux véhicules de transport de troupes , ont été détruits. L’armée sioniste a perdu, en outre, 6 drones Hermes 450, 2 drones Hermes 900 outre un quadricoptère abattu. Encore faut-il préciser que ce décompte n’inclut pas les pertes israéliennes dans les bases militaires, les sites, les casernes, les colonies et les villes occupées.

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