« Nous nous entretenons régulièrement au téléphone avec Michael Waltz. Je dirais que ces échanges sont assez utiles pour les deux parties », a-t-il noté. I. Ouchakov a souligné que ces entretiens porteraient sur la création de groupes d’experts des deux pays afin d’examiner les perspectives de la mise en œuvre de l’initiative liée à la sécurité de la navigation en mer Noire. « En juin 2022 des engagements similaires avaient été conclus avec l’aide et avec la participation du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Cependant, ces accords n’ont jamais été pleinement mis en place », a rappelé le conseiller du président russe. D’après lui, la partie russe y sera représentée par Grigori Karassine, président de la commission aux Affaires étrangères du Conseil de la Fédération, et par Sergueï Besseda, conseiller du directeur du Service fédéral de sécurité. Des « négociateurs expérimentés qui connaissent parfaitement la problématique internationale ». « Nous espérons que les consultations qui se tiendront lundi seront constructives », a-t-il précisé.

Le 19 mars, M.Waltz a annoncé qu’il avait eu un appel téléphonique avec I. Ouchakov, au cours duquel les deux hommes ont convenu que leurs équipes se rencontreraient à Riyad dans les jours à venir. La question de la sécurité de la navigation en mer Noire a également été abordée par les présidents russe et américain lors de leur conversation téléphonique du 18 mars. La Maison Blanche a alors rapporté que des négociations techniques sur la mise en œuvre d’un cessez-le-feu maritime en mer Noire « commenceront immédiatement au Proche-Orient ».

Le 19 mars, à l’issue du processus de négociation, 175 militaires russes ont été rapatriés du territoire contrôlé par le régime de Kiev, a rapporté le ministère russe de la Défense sur sa chaîne Telegram. En retour, l’armée russe a remis 175 prisonniers de guerre à l’Ukraine, ainsi qu’«en guise de geste de bonne volonté» 22 militaires ukrainiens grièvement blessés qui ont besoin d’une assistance médicale urgente. Selon le communiqué, tous les militaires russes se trouvent sur le territoire de la Biélorussie, où ils reçoivent «l’assistance psychologique et médicale nécessaire» et ont la possibilité de contacter leurs proches. «Tous les militaires libérés seront transférés sur le territoire de la Fédération de Russie pour y être soignés et suivre la rééducation dans les établissements médicaux du ministère russe de la Défense», a précisé le ministère russe de la Défense. Le communiqué également indique que les Émirats arabes unis avaient fourni des «efforts de médiation humanitaire» pour le retour des militaires russes de leur captivité. L’échange de prisonniers de guerre sous la formule 175 contre 175 et la remise des soldats grièvement blessés ont été évoqués par le président russe Vladimir Poutine lors d’une conversation téléphonique avec Donald Trump le 18 mars. Le dernier échange de prisonniers de guerre entre Moscou et Kiev remonte au 5 février. À cette occasion, 150 militaires sont retournés en Russie et le même nombre de prisonniers de guerre ukrainiens a été remis à Kiev. Après l’échange, la déléguée aux droits de l’Homme de la Fédération de Russie, Tatiana Moskalkova, a exprimé l’espoir que ces échanges aient lieu plus souvent cette année. En janvier dernier, les deux parties ont échangé 25 militaires chacune, également sous la médiation des Émirats arabes unis.

Nucléaire ukrainien

Il y a lieu de signaler que les États-Unis se sont déclarés prêts à prendre sous leur contrôle des centrales nucléaires en Ukraine si cela contribue à résoudre le conflit dans la région, a relevé Chris Wright, chef du département américain de l’énergie, dans une interview accordée à la chaîne de télévision Fox News. « Comment ramener la paix en Ukraine? Comment faire cesser les hostilités? Que faudrait-il faire pour que les deux parties déposent les armes? Mais si cela permet d’atteindre cet objectif, laissons les États-Unis exploiter des centrales nucléaires en Ukraine. Pas de problème, nous pouvons le faire », a assuré le ministre. Selon lui, les spécialistes américains du nucléaire disposent de l’expertise nécessaire pour exploiter les installations nucléaires ukrainiennes, si le président autorise une telle démarche.

Le 19 mars, lors d’une conversation téléphonique avec le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky, Donald Trump a proposé de transférer les centrales nucléaires ukrainiennes dans le giron des États-Unis, mais l’Ukraine a jugé cette idée irréalisable, car la loi interdit la privatisation de ces installations.

Les choses semblent avoir évolué depuis. D. Trump s’est montré satisfait de son échange téléphonique avec V. Zelensky, qualifiant la conversation de « très bonne » et confirmant qu’une grande partie de la discussion avait repris les axes de celle qu’il avait eue avec Vladimir Poutine.

Les délégations ukrainienne et américaine se retrouveront en Arabie saoudite lundi 24 mars pour discuter de la possibilité d’une trêve partielle entre Kiev et Moscou, portant notamment sur les sites énergétiques, a annoncé jeudi 20 mars le président ukrainien. La prochaine réunion américano-ukrainienne « aura lieu lundi en Arabie saoudite. Nos équipes techniques seront présentes », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Oslo.

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